
Habituellement, le muguet fleurit une quinzaine de jours avant le symbolique jour du 1er mai. Mais voilà, les pluies ont pris le pas sur le soleil printanier et les clochettes ne sont apparues que tardivement. Période ombrageuse et climat ambiant plein d’incertitudes. Les élections en fond musical dissonant, les tourmentes d’une crise tant redoutée, et les saisons qui finissent par se mélanger…
Mais sitôt le muguet éclos, une certitude renaît et les clochettes, imperturbables, semblent sonner la fin de ce désordre extérieur. Le muguet n’est pas l’apanage d’une fête nationale qui se targue de fédérer les travailleurs (ou les électeurs?) autour d’une valeur dénaturée.
Le muguet reste cette percée merveilleuse de quelques gouttes de fraîcheur, un matin d’avril précoce.